6sept

Le crédit équitable ou comment bousculer un système.

Et si on se passait des banques!

Des plateformes comme Zopa en Grande-Bretagne, Prosper aux Etats-Unis, Smava en allemagne et Boober au Pays-Bas sont des endroits où des prêteurs peuvent rencontrer des emprunteurs, pour pratiquer le “prêt social” (social lending).

Concrètement cela signifie que des particuliers peuvent prêter ou emprunter de l’argent à d’autres particuliers.

  • Le taux est laissé libre et il est souvent plus avantageux que celui des banques.
  • Les risques sont limités. La plupart du temps les sommes prêtées sont petites et si une grande quantité d’argent est demandée alors on fait appel à plusieurs prêteurs.
  • Il y a également un système de notation qui permet de juger si la personne avec laquelle on veut faire une transaction est fiable.
  • Le côté social est important. Il y a un côté entre-aide.

Pas encore répandu en France, ce système de prêt social est un vrai phénomène dans les pays ou des plateformes existent (rien que sur Zopa on dénombre aujourd’hui plus de 135 000 membres).

Des utilisateurs de la plateforme Zopa livrent leurs témoignages.

Michael.Un emprunteur de 72 ans, marié, avec 7 enfants et 2 chats.
“J’ai emprunté 5000 livres afin d’effectuer des travaux dans mon jardin. Je crois avoir obtenu un taux très interessant, et je peux rembourser quand je veux. J’aime l’idée que l’argent me vient de véritables personnes et non d’une banque. Ca me donne l’impression qu’ils investissent dans mon jardin.”

David. Prêteur de 64 ans.
“Prêter sur Zopa est different. C’est facile à faire, et je me sens impliqué. Je contrôle régulièrement les personnes avec lesquelles j’ai traité. J’ai également apprécié la rigueur avec laquelle Zopa approuve les emprunteurs. Avec eux  je ne prête pas mon argent à n’importe qui et cela me donne une grande confiance.”
Ce genre de démarche s’applique aussi au venture capital pour la création de start-up et à la production de disques. Un phénomène prometteur et multiple !